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 Au calme du ruisseau

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MessageSujet: Au calme du ruisseau    Dim 10 Mar - 14:07


Bruissement de kimono, le doigté délicat d’un jeune homme portant ses cheveux roux en chignon. La journée avait commencée tôt pour lui.

Il lui avait déjà fallut porter légèrement sous ses yeux, quelques coups de crayons noirs, de façon discrète et habituée. Il lui avait fallut patience et calme pour réussir son œuvre correctement. Il lui était interdit d’être négligé, lui qui faisait déjà tant de dégâts par inadvertance.

Le petit déjeuné prit, il lui fallait répéter sa nouvelle danse. La danse, quelle joie de pouvoir se libéré et s’exprimer dans cette discipline. Il éprouvait une telle liberté à pouvoir faire passer un message, communiquer aux autres, grâce à ses gestes. C’était là sa plus grande passion avec le shamisen. Danser pendant des heures, sur des chorégraphies de plus en plus compliquées, sous le regard sévère du seul professeur qui ne lui faisait pas de remontrances désagréables, ou rarement.
C’était plutôt des conseils que des remontrances « attention à tes pieds » « plus grande la représentation du dragon », ce qu’il écoutait toujours avec beaucoup d’attention.

Être bon danseur, était une chose, mais lui ne voulait pas juste être « bon ». Il voulait être le meilleur. L’imbattable, il travaillait dur pour cela, parfois ne dormait que quelques heures pour être juste parfait le lendemain. Il n’était pas le meilleur en shamisen, ni même en tokko, et encore moins un bon meihua, lui qui avait l’impression de n’être même pas ne serait-ce que « convenable ». Quand il observait les meihuas confirmés, et ceux de son âge qui s’en sortaient mieux que lui dans les autres disciplines… Le jeune roux était blessé.

Il savait bien à quoi était dû ce complexe d’infériorité. Il n’arrivait jamais à se concentrer dans ce qu’il faisait hors des arts musicaux et de danse. Mais tout n’était pas que concentration, car au contraire, quand il faisait trop attention à ses gestes, lui, le meihua le plus « maladroit de toute la maison » comme on le surnommait, ne provoquait que catastrophes.

On frappa à la porte. Il se leva pour ouvrir, c’était un meihua de son âge. On demandait Hyuen pour apporter avec un autre meihua les offrandes aux dragons. Le jeune Lyao s’y précipita, trop heureux de pouvoir remplir sa tâche.

Se dirigeant vers la salle conduisant jusqu’au dragon. On lui donna un plateau, contenant de l’encens au jasmin. Il remarqua, que c’était l’offrande la moins imposante…Il devinait bien pourquoi on ne lui confiait plus autre chose que ce qui était petit, et qui ne cassait pas. Il ressentit à nouveau se sentiment d’être, si sous estimé.

A nouveau ce sentiment douloureux…Jamais il ne serait un bon meihua, un même pas capable de pouvoir porter autre chose qu’un bout de bois décoré et quelques encens…
Fermant les yeux un moment, il voulu se calmer. Sa mélancolie le gagnait, tout comme la pression d’encore mal faire, même avec la moins grosse des offrandes.

« Attention cette fois Hyuen…Regarde bien ou tu marches. »

Il se pinça les lèvres. C’était comme lui insinuer, qu’il n’était qu’un bon à rien, une catastrophe ambulante. Il savait qu’on riait de lui derrière. Attendant comme à chaque fois, de voir si une nouvelle gaffe allait se faire. Il dû prendre une inspiration pour rester calme et ne pas s’emporter et se vexer à nouveau. Il monta les marches, arrivant devant le grand dragon. Déjà une étape de franchie. Lui et l’autre meihua disposèrent les offrandes, tout en saluant respectueusement le dragon de la foudre. Si ça avait été celui de l’eau, Hyuen aurait été encore plus heureux de lui apporter des offrandes, ce dragon, qui plus jeune l’avait béni et sauvé.
Le calme le gagna enfin. L’offrande était donnée. Il fallait repartir maintenant. Il se releva, lentement, redescendant l’escalier. C’était réussit…c’était….Il sentit son pied défaillir sous lui, coincé dans un pan du kimono. Il poussa un petit crie en chutant, glissant sur quatre ou cinq marches, tout cela sur les fesses, et sous les rires pincés et retenus des autres meihuas.

Leur rire n’étaient pas méchants, ni même peut être là pour se moquer réellement de lui. Mais il avait si honte encore une fois. Pourquoi ne serait-il jamais un bon meihua ? Un normal, qui pour une fois réussirait quelque chose normalement.

On vint l’aider à se relever. Il refuse l’aide, regardant les autres puis abaissant le regard.

« Au moins, tu n’as rien cassé… C'est déjà ça.»

Il regarda celui qui parlait, un autre meihua, mais confirmé celui-ci. Il se vexa…Les larmes lui montèrent aux yeux. Il partit en courant de la pièce titubant sur son pied endolorit. Où allait-il ? Là ou à chaque fois qu’il avait de la peine il allait : au petit ruisseau qui se trouvait derrière la maison des meihuas. C’était l’endroit ou il se sentait le plus à l’aise, il adorait se réfugier ici, seul, quand le chagrin le gagnait. Il reprit sa respiration s’asseyant par terre.

« Pourquoi je suis si…nul ! »

Passant ses petites mains blanches dans ses cheveux, il y retira son peigne doré qui maintenait ses cheveux roux en chignon et le jeta au sol rageusement. Perdant son regard vert foncé dans l’eau, il continua de verser encore quelques larmes. Ramenant ses jambes contre son torse, il murmura rageusement à lui-même :

« Je suis inutile… !! Je me déteste ! »

Il regarda sa cheville rapidement, il ressentait la douleur, mais il s’en fichait. C’était bien fait pour lui. Il prit un caillou qu’il jeta dans l’eau, dans un geste de colère, puis un second, et un troisième…



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MessageSujet: Re: Au calme du ruisseau    Dim 10 Mar - 15:09

Au calme du ruisseau

Je me sens si fatigué... Je ne sais même pas pourquoi. Ni le pourquoi de cette vague a l'âme qui me prend. Pourquoi aujourd'hui... Pourtant il ne fait pas mauvais dehors.. Ha oui je sais pourquoi...

Assis les yeux clos le jeune homme laissant son apprenti s'occuper de sa coiffure et de son maquillage, il aime beaucoup ces doigts agiles qui court sur son visage, posant des petites touche de couleur. Non aveugle veut toujours le meilleurs, aimant les articles de qualité...

« Je veux des vêtement sobre aujourd'hui »

Oui il ne se sentait pas d'humeur joyeuse, se levant doucement, il laissa le jeune homme couvrir son corps d'un kimono noir brodé de feuille verte.. Une des couleurs préfère de son ancien maître, c'était l’anniversaire de sa mort aujourd'hui, cela faisait combien de temps a présent, presque quatre ans. Un soupire échappa aux lèvres du jeune homme, alors qu'il s’avança vers l'une des cage de sa chambre, il y avait toujours plus cage, avec de jolis oiseaux chanteur. Délicatement il en saisit un qui ne se débattait pas vraiment, pourquoi ces mains avait toujours été douce.

« Mon ami a plume tu vas porter un message pour moi... Chante et vis libre, chante la joie qui chaque jours m'envahis.. Remercie le pour tout... »

Ouvrant la main il laissa l’oiseau s’envoler, il le faisait chaque année ... Chaque fois qu'il voulait que celui qu'il considérais comme un père sache que tout allait bien. Bien a présent il était l'heure d'aller au temple... Son pas était lent mais étrangement décider pour un aveugle il connaissait la maison par cœur chaque latte était comme inscrite sous la plante de ces pieds.

Avec douceur il prit les offrandes, pour tout avouer il ne savait pas ce qu'il portait, mais il s'en fichait un peu, que cela soient de la soie ou des pierres précieuse, le plus important était d’offrir quelque chose. Mais ce qu'il aimait par dessus tout lui c'est la présence des dragons... Comme toujours il se laissa guider jusqu'au bas des temples, avant d'attendre que les autres s'éloigne.

Ho dragon de la terre, toi qui m'a benis, toi qui me protège, j'aime monter te voir en silence, plonger dans mes pensée.. Est-ce que l'âme de mon pére est heureuse la ou elle est... Peu t'elle me voir... Ho dragon de terre il me manque tant. J'aime marcher dans les entrailles de ton temple en silence, pourtant je déteste le silence, mais ces marche qui monte doucement vers ton temple je les connais par cœur, et tu est mon guide depuis toujours, alors je n'ai pas peur.

Avec plaisir le jeune homme posa les offrants a l'endroit prévus, remerciant encore le dragon en silence, savourant la présence rassurant de l'être, savourant les couleur verte qui dansait dans son esprit, cette pure énergie qu'il ressentait avec plaisir... Alors qu'il sortait du temple, on pouvait parfaitement voir que la tristesse l'avait quitter il se sentait tellement bien, tellement plus fort, comme a chaque fois. Arriver en bas il reposa sa main sur l'épaule de son apprenti.

«  Hai j'aimerais que tu m'apporte mon Guzheng au jardin. »

Un ordre donner avec un doux sourire alors qu'il laissa échapper un doux sifflement appelant son autre guide, celui ci a quatre pattes et moins humain.. Comme toujours son chien arriva rapidement, alors que l'homme posait sa main sur sa tête, c'était agréable de marché avec lui. Surtout qu'il ne risquait pas de tomber en marchant dans la nature, il avait envie de s’entraîner mais pas dans une salle, c'était trop banal..

D'un pas lent il marcha dans les jardin jusqu'à un endroit qu'il adorait, le clapotis de l'eau était si mélodieux, comme le chant de oiseaux.. ha tiens il y a quelque chose qui perturbe la paix de cet endroit, un instant le jeune homme se stoppa, tendant l'oreille. Alors que le chien relevait les oreilles, il était assez sensible aux larmes la pauvre bêtes, il ne supportait pas entendre des gens tristes.

Tendant l'oreille notre jeune sourds entendis clairement les derniers mots de l'homme, alors qu'il poussait doucement son chien en avant. Comme toujours celui ci comprit presque tout de suite, et s’avança en trottinant vers le jeune roux. Venant s'asseoir prés de lui, posant sa tête au cheveux roux sur ces genoux, et surtout remuant doucement sa queue... Non non il ne demandait pas de calin.. Enfin si un peu mais bon..

Li quand a lui avançait doucement, relevant un peu l'avant de son kimono pour ne pas trébucher, son pas était lent, mais assurer, il pouvait presque sentir la terre pulser sous ces pieds, il se pencha d’ailleurs pour enlever ces sandales de bois, les tenant en main il vins s'asseoir non loin du jeune homme, laissant un sourire doux apparaître sur son visage, combien de fois n'avait t'il pas pleurer lors de sa formation ?

«  Bonjours mon jeune ami. »

Car la voix qu'il avait entendus était jeune .. Et peinée..

« Hachi ne te gène pas ? »

Un sourire a nouveau alors qu'il arrange les pan de son kimono autour de lui,s'installant en soupirant contre l'arbre, ces yeux clair et vide se posant un instant sur le ciel, avant qu'il ne baisse le regard vers le jeune homme, qu'il ne pouvait voir, mais qu'il savait présent. Un sourire amuser naquit sur ces lèvres illuminant son doux visage.

« J’espère que tu est toujours la ? Sinon j'airais l'air un peu étrange a parler tout seul, bien que cela ne serais pas la première fois. »

Un rire lui échappa a cette pensée, alors qu'il leva ces doigts pour défaire son chignon, soupirant de plaisir en sentant ces cheveux couler le long de ces épaules, il les avait vraiment très long, pour tout avouer il lui arrivait presque au cheville, il ne les voulait pas plus long pour ne pas tomber en marchant dessus.

« Dis moi qu'est ce qui te chagrine ainsi ? Par une si belle journée dans un endroit aussi enchanteur ? »


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Dernière édition par Li-Qin Bei le Dim 10 Mar - 17:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Au calme du ruisseau    Dim 10 Mar - 16:02


Les pierres glapissaient dans l’eau dans un bruit sourd. Absorbées, elles glissaient au fond du ruisseau. Il posa son menton contre ses genoux, repliés contre son torse. Il se retenait toujours autant de pleurer, mais finissait toujours par craquer tout seul, lui si fragile et si émotif.
Passant une main dans ses cheveux roux, il les brossa avec ses doigts un moment, dans un geste de ré assurance inutile.

La présence de l’eau, si rassurante pour lui. Elle lui rappelait se jour, enfant, ou il avait coulé dans le lac, donnant sa vie pour sauver celle de Shu. L’eau pénétrer dans ses poumons et l’empêcher de respirer. Puis ensuite, après la bénédiction du dragon de l’eau, cette aise, à ne plus manquer d’oxygène dans l’étang. Le jeune meihua trouvait toujours un réconfort, à venir passer sa peine face à l’eau.

Il entendit les bruits de pas. Mais ne leva pas la tête. Il voulait se redresser et partir pour rester tout seul. Mais il n’en avait pas le courage. Puis à quoi bon ? Si c’était son supérieur qui venait encore pour à la fois le consoler, et lui faire des remontrances. C’était toujours ainsi. Hyuen s’enfuyait, vexé et honteux pour pleurer, soit il s’énervait, fronçait les sourcils, et demeurait silencieux face à la personne qui le critiquait. Il ne supportait pas ça. Pour la bonne et simple raison, qu’il connaissait ses erreurs, et que les lui rabâcher, ne faisait que le peiné encore plus que ce qu’il était déjà.

Hyue, tourna enfin la tête, pour y voir le chien et l’homme aux cheveux longs et noirs qui approchait. Il le connaissait de nom. Tout le monde connait tout le monde ici. Un meihua confirmé. Sa présence, le dérangeait, pour la simple raison que : de un, il était confirmé, ce que Hyuen, pense n’être jamais, vu ses gaffes actuelles, et de deux parce qu’il était si calme, posé, rien que le son de sa voix ressemblait à un nuage de douceur. Face à lui, doux certes, mais qui énervé, perd totalement cette douceur, tout comme aujourd’hui, sous le coup de l’impulsion. Dieu sait combien de fois il avait faillit répondre à ses professeurs sous le coup de l’énervement. Puis…il se trouvait tellement ridicule énervé, il lui fallait soit casser des choses, soit jeter des choses par terre pour soulager sa rage. Sinon, il se mettait à pleurer comme aujourd’hui.

L’homme se mit à lui parler. Hyuen fut tenter de fuir…pensant qu’il avait eut vent de l’histoire, et qu’il allait le courroucé. Mais non, pas pour l’instant. Il attendit sans répondre.

Hyuen ne voulait pas parler. Il voulait juste être seul au calme. Qu’on le laisse dans son coin, pour réfléchir et se reposer. Il laisse d’abord l’homme parler.

Quand il fut alors assuré que celui-ci n’était pas venu pour lui. Il regarda le chien. Approchant la main. Voilà des années qu’il voulait un chien, mais qu’il n’osait pas, pas peur d’être un mauvais maître et d’oublier de le nourrir, ou de lui donner à boire, ce qu’il est totalement capable de faire, malgré tout son amour pour les animaux.

Il passa sa main dans le poile doux de la bête. Ca le fit alors sourire un peu. Le consolant de ses larmes d’un peu plus tôt. Prenant un réel plaisir à le caresser, il se mit à sourire légèrement. La chaleur du chien, lui étant agréable, à lui qui, avec la brise légère, avait un peu froid. Il était sortit tellement vite du temple, qu’il en avait oublié de se couvrir mieux. Il sentait le vent froid, entrer dans son kimono et lui caresser le torse, lui donnant quelques frissons. Mais comme pour sa douleur à la cheville, il s’en fichait, étant trop tête de mule pour oser entrer à nouveau et affronter le regard des autres qui devaient l’attendre.

Quand l’homme lui demanda s’il était toujours là. Il trouva ça tellement étrange. Remontant ses yeux verts/Marrons sur le visage de l’homme, il comprit alors que celui-ci était aveugle. Peut être était-ce méchant…mais cela le rassurait, lui dont l’handicape était sa maladresse, il voyait enfin quelqu’un, qui lui, avait un réel handicape, surement pire que le sien. Il se sentit moins rejeté, ou peut être était-ce une forme de compréhension qui fit alors que sa présence ne le gênait plus.

Alors il répondit d’une voix un peu tremblante, par son chagrin, mais toute douce :

« Bonjour…n-non, j’aime bien les chiens… Ne vous en faites pas.»

Il marqua un long silence. Observant l’homme qui effectua le même geste que lui plus tôt, de se détacher les cheveux. Il pensa à son peigne qu’il avait jeté plus loin, le reprenant entre ses mains pour ne pas le perdre. Ce peigne d’or sertis de pierres précieuses. Un vrai luxe que de l’avoir, cadeau d’un de ses clients, qui l’avait fortement touché par son geste.

La dernière phrase de l’homme, lui rappela le pourquoi il avait courut comme un fou jusqu’ici. Il se remit dans sa position de base, replié sur lui. Il regarda le sol. Et dit d’une voix à la fois vexée, mélancolique et boudeuse :

« Je…ne fais que des bêtises…Et là encore je suis tombé devant le dragon de la foudre…J’ai eu si honte que du coup..J’ai couru jusqu’ici pour fuir, alors que les autres meihuas allaient surement encore me faire la morale…Ils disent toujours « fais attention cette fois », je trouve ça…si méchant…Mais ils ont raison…Je suis le pire meihua qu’il existe… »

Il passa ses mains sur les bords de ses yeux pour y essuyer les larmes qui y coulaient encore. N’avait-il vraiment aucuns talents ?

« Il n’y a qu’en danse et en musique que je suis bon…Et ça ne fait pas le tout d’être bon dans ces arts là…et nul dans le reste…Même avoir un beau visage et des clients, ça sers à rien si je suis incapable de remplir ma tâche correctement…les dragons sont gentils… Ils apprécient que je vienne…ils devraient me bannir… C’est tout ce que je mérite.»



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MessageSujet: Re: Au calme du ruisseau    Dim 10 Mar - 18:12

Au calme du ruisseau

Ha enfin la voix de l’autre monte, elle est tremble est-ce qu’il vient de pleurer ? Le jeune Li détestait entendre les gens pleurer, cela lui donnait envie de les câliner et de les bercer. Lui ne pleurais plus depuis des années, il extirpait sa tristesse autrement, en s’offrant au premier venus le plus souvent, ou alors en priant les dragon.

Doucement le jeune homme rajusta la veste qu’il portait, elle était en fourrure et bien douce, un luxe qu’il savourait avec plaisir, simplement parce qu’il savait ce que c’était d’avoir froid, de sentir son corps être plus lourds, presque morts. Il avait eu des fois peur de perdre ces doigts.

Mais à présent je suis au chaud je mange tous les jours et j’ai un toit sur ma tête. Ho que les dragons sont bon, comment peu t’on l’ignorer. Vraiment ceux qui disent le contraire son des idiots.

De son côté Hachi se colla un peu plus contre le jeune homme, glissant son museaux sous sa main il voulait encore des caresse, sentir la main du jeune homme sur son pelage, ce chien était extrêmement câlin et protecteur avec les Meihua qui vivait ici. Allez savoir comment il le reconnaissait, pourtant si un autre homme venait et bien il devenait comme fou.

Il avait fait des bêtises. Il était tombé, un sourire un peu amusé se dessina sur le visage du confirmé, pourquoi ? Simplement parce que cela lui rappelait des souvenir, combien de fois était t’il tomber en faisait quelque chose, il y avait des fois des choses qui apparaissait sous ces pieds et boum. Mais il avait appris, il avait appris a bien nouer ces sandales, à soulever ces robe pour ne pas tomber, bref il avait toujours fait de son mieux.

Faire attention, toujours faire attention, le sourire du jeune homme s’agrandit encore, il connaissait ces mots, il les connaissait bien, mais il n’avait rien de mal.

Fais attention Li, tu es beau mais cela ne suffit pas, tu toi toujours faire de ton mieux c’est le plus important, on a le droit d’échouer. De toute façon il faut tomber pour se relever.

Encore une fois ces pensées, le portèrent vers son presque père, cet homme qui lui manquait tant. Qu’en danse et en musique… Seulement, un instant le visage du jeune homme se figea, il détestait que l’on se flagelle comme cela, a quoi cela servait, a rien, juste à se sentir mal. Ces doigts se crispèrent un peu sur ces vêtements.

« Silence. »

Ca voit avait claqué, alors que son regard vide se posait sur le jeune homme.

« Les dragons ne se trompe jamais. Il t’on accueillit et choisit c’est que tu conviens a la tâche qu’il t’on désigner a point c’est tout. »

Doucement il adoucit sa voix se détendant un peu, il ne savait pas rester fâcher, surtout que cela ne servait à rien. Non seulement a mètre les autres plus mal a l’aise.

« Si tu sais danser tu sais marcher, imagine que la vie est une immense scène et que tu dois y danser chaque jour. Chaque pas doit devenir aussi souple qu’un pas de danse simplement. »

Le jeune homme eu un petit rire, il y a une époque où la vie lui faisait peur, ou la vie lui donnait envie de hurler et de pleurer, mais il y avait tellement de belle chose à faire ici, tellement plus belle que la nuit perpétuelle qui était la sienne. Doucement il s’appuya sur l’arbre, avant de tapoter le sol a côté de lui, tant qu’à être deux, il faut mieux être proche non.

« Mon mentor m’a toujours dit qu’il fallait tomber pour pouvoir se redresser. Tu sais l’important n’est pas la chute, mais la façon dont tu vas te redresser ou rester au sol. Ce qui je dois l’avouer serais assez décevant. »

A nouveau un petit rire lui échappa alors qu’il repoussait une de ces longues mèches noires, il avait senti sa caresse sur sa joue. Mais surtout il recacha ces mains dans son manteau pour savourer la chaleur de ces fourrures. Il se demandait quand son jeune ami allait revenir et lui apporter son instruments il avait envie de jouer.

« De plus tu ne sais pas que faire de la danse et de la musique… C’est déjà énorme, certains d’entre nous ne sont pas bon non plus en cela. L’important est d’être bon dans ce que l’on sait faire. Si tu penses ne savoir que cela et bien soient le meilleur. La danse peu aider à distraire et surtout faire oublier beaucoup de chose. »

Lui dansait mais il savait qu’il n’était pas le plus doué, parce qu’il ne savait pas vraiment improviser, il était plus doué pour la danse allongée mais bon, il adorait tenir compagnie au homme qui vivait ici et c’était la chose la plus importante. Non il y avait une autre question. Doucement le jeune homme siffla son chien, pour pouvoir le caresser doucement, sentir son pelage épais sous ces doigts.

« Regrettes-tu de vivre ici ? »

Oui la question était importante, cela était même celle de première importante. La plus importante, celle qui devait être la premier que l’on se posait, lui ne regrettait rien, il aimait cette vie, il aimait se monde... Comment pourrais t’on ne pas l’aimer, c’est pour cela qu’il ne pouvait comprendre pourquoi monsieur Lang était partis, pourquoi il avait tourné le dos a tout ce paradis.. Parce que lui pour lui c’était le paradis, un paradis aux mille senteurs qui lui faisait battre le cœur.


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MessageSujet: Re: Au calme du ruisseau    Lun 11 Mar - 13:23


Hyuen se contentait de regarder l’homme. D’abord celui-ci le fit taire. Il marque un air surprit, mais aussi un peu vexé. Il se devait de l’écouter et d’obéir, c’était un meihua confirmé, pas lui. Il restait au jeune meihua roux encore tant de chemin à faire avant de devenir celui qu’il rêvait d’être, enfin, si un jour il réussissait.

Il se remit à regarder l’eau, le vent la faisait bouger légèrement, ce même vent qui glaçait les épaules et les lèvres roses de Hyue. Il se mit à frissonner, il regrettait déjà d’être sortit si vite sans manteau. Dire qu’en plus les meihuas ont de tel vêtements de luxe et de bijoux, il était presque honteux de ne pas en profiter alors qu’ils étaient si privilégiés. Heureusement, le souffle du chien, le réchauffait parfois, il sentait cette grosse truffe humide, cracher de l’air chaud sur sa main pâle. Cela lui faisait tant de bien.

Le brun parla, les dragons ne s’étaient pas trompés ?...Ca qui le savait ? Mais il avait surement raison, ils étaient bien trop bons et aimaient bien trop les hommes pour se tromper sur quelque chose. Et puis, il n’aurait pas été bénit par le dragon de l’eau s’il ne l’avait point mérité. Pourtant, sa tête ne pouvait chasser de son esprit, qu’il était surement un mauvais meihua. Il manquait de confiance en lui, il n’en avait jamais eut à vrai dire, il avait toujours été comme l’eau, à suivre son court là ou on l’emportait. Pourtant, comme aujourd’hui, il lui arrivait de bouillonner et de perdre ce calme dont il fait figure d’habitude. Il était peut être encore jeune, voilà pourquoi le sang lui montait vite aux tempes, et la colère le gagnait, tant à apprendre encore, dont à rester calme, même quand la situation porte préjudice.

Il n’osa pas répondre, l’autre meihua avait prit un ton autoritaire, il resta donc muet à cette phrase, jusqu'à la suivante. Le jeune roux était effectivement mal à l’aise, il avait l’impression d’abord qu’on lui faisait la morale, encore, mais tout en voulant le consoler.

Ca pour danser, oui, c’était ce qu’il faisait de mieux. Il n’avait jamais pensé à la métaphore que son interlocuteur venait de lui dire. Faire comme ci la vie était une piste de danse, si c’était le cas, il serait un adroit meihua….Mais c’était plus facile à dire qu’a faire…

S’il pouvait y arriver, ça le sauverait certainement oui. Mettre autant de douceur et d’élégance dans la vie de tous les jours que dans des pas de danse. Il serra son petit peigne d’or entre ses doigts et le regarda d’un air si perdu, même si l’autre homme ne pouvait le voir :

« Je ne sais pas comment je pourrai faire pour y arriver…Ce n’est pas aussi facile… Malgré tous mes efforts… »

L’homme se mit à rire, d’abord il crut qu’il se moquait de lui…Mais quand il vu son visage, il comprit alors qu’il pensait, surement un souvenir qui le faisait rire.

Celui-ci lui fit signe de venir à coter de lui. Hyuen s’approcha alors doucement, dans un léger bruit de soie, et s’assit près de lui de façon très élégante et délicate. Heureusement qu’il l’était. Les meihuas qui ne l’étaient pas, étaient finalement peut être pire que lui non ? Cette idée le consolait un peu d’ailleurs, de se dire qu’il n’était peut être pas si nul en fait. Qu’il pourrait être pire.

« Je m’appelle Hyuen, je m’excuse de ne pas m’être présenté plus tôt.»

Il regarda les longs cheveux bruns de l’homme qui lui descendaient jusqu’aux jambes, qu’ils étaient plus longs que les siens. Ceux d’Hyuen finissaient en bas du dos, et ils les trouvaient déjà bien longs. Plus longs serait certainement gênant. Puis mère les leurs coupaient toujours en bas du dos à lui et son frère, il garda donc aussi cette habitude qui lui venait de l’enfance.

Il fallait tomber pour se relever…oui c’était vrai, maintenant qu’il y pensait. Jusqu'à maintenant…Hyuen était souvent tombé, mais avait fait des efforts pour se redresser. Même si il continuait toujours de faire des bêtises, il donnait toujours le meilleur de soi pour s’améliorer. Hélas, ce n’était toujours pas parfait, la preuve. Mais entendre les meihuas se retenir de rire, et le sermonner…Lui qui voulait juste bien faire, comme les autres, il avait prit peur, puis était si en colère contre lui-même. Cette même rage qui lui avait fait jeter des pierres dans le ruisseau.

« …J’aimerai tomber moins souvent…Parce que je me relève…Pour me faire encore critiquer. Je fais toujours de mon mieux, mais ce n’est pas assez…A force, on ne me fait plus confiance, ils ne me donnent que de petites choses à faire…Par peur que je fasse des siennes… »

Il poussa un soupire, un long soupire de fatigue. Il aimait être meihua, il voulait justement, en devenir un bon. Voilà qui était la seule solution pour remercier les dragons. Il voulait faire honneur à sa fonction, et qu’on le reconnaisse un jour, pour quelqu’un de bien, et non pour qu’on lui donne des surnoms comme « le meihua le plus maladroit de Chengshi »…

L’homme avait raison…Etre bon en danse et en musique étaient déjà une bonne chose. C’était d’ailleurs, des disciplines dans lesquelles, même les autres meihuas prenaient plaisir à jouer, ou danser avec lui. D’ailleurs, la moitié des amis qu’il avait, dansaient souvent avec lui. De plus, c’était gratifiant pour lui, pour une fois, de monter à quelqu’un d’autre son savoir faire, et de même se permettre de donner des conseils, lui à qui on en prodiguait tout le temps :

« Quand je danse, je me sent bien, pareil quand je joue. Mais il y a tellement de bons musiciens, je ne serai jamais le meilleur, par contre, en danse, je fais de mon mieux. Je rêverai de devenir le meihua danseur le plus connut et renommé…Ce n’est qu’un rêve… Puis j’aimerai surtout déjà pouvoir rendre hommage correctement aux dragons. D’abord. »

Il eut un petit rire innocent. Le voilà qui était redevenu plus gaie déjà. Il sourit, caressant à nouveau la tête du chien, de façon si joviale :

« Comment se prénomme t-il ? J’aimerai tellement avoir un chien…mais comme je suis tête en l’air… »


La dernière phrase de Li, le laissa perplexe, il le fixa, il ne s’attendait tellement pas à une telle question. Mais répondit presque du tac au tac sans avoir le temps de réfléchir tellement c’était évident pour lui :

« Bien sûr que non, j’aime être un meihua, j’aime être ici. Il n’y a rien de meilleur pour moi que d’être ici, à honorer les dragons et aider les villageois. J’ai voulu cette vie, je voulais aider les gens, parlé aux dragons, je ne pourrai pas une seconde regretter cela. »

Parlant d’une voix si déterminée. Hyuen était fier de cette vie, c’était juste son dont à créer des situations compromettantes qui lui gâchait son bonheur d’être meihua.

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MessageSujet: Re: Au calme du ruisseau    Lun 11 Mar - 15:16

Au calme du ruisseau

« Rien n’est jamais facile. »

Et il en savait quelque chose depuis toujours il luttait pour survivre, pour ne pas se laisser aller. Pour être ce qu’il était, oui c’était difficile, mais pas désagreable.

« Enchanté Hyuen … Je me nomme Li-Qin. »

Doucement le plus âgé défi la cape qui le couvrait, un cape bien chaude recouvert d’une fourrure douce… Avec douceur il passa son bras autour des épaules du jeune homme l’attirant près de lui. Voilà comme cela il auraient bien chaud tous les deux.
Hum un problème de confiance en soi c’était assez difficile a palier mais il y était bien arrivé, le petit animal craintif qu’il était a son arrivée, s’était bien développer.. Bref il sentait le jeune homme capable de faire mieux, doucement sa main caressa son épaule, mais il ne portait rien sur ces épaules l’idiot, qu’elle idée de sortir par un temps pareil sans cape.

Se sentir bien dans la danse et dans la musique il connaissait cela, fermant les yeux , même si il ne voyait pas cela n’avait pas d’importance, il pouvait parfaitement se rappeler le moment où il avait tiré un premier son correcte d’un instrument, qu’elle plaisir que d’entendre son propre corps faire quelque chose de bien.

« C’est un joli rêve »

Lui n’en avait pas des si grand, il voulait juste être bon, pas le meilleur, pas le pire, il voulait jusque plaire aux autres, plaire au point qu’on revienne le voir. Il voulait juste qu’on l’aime en fait. C’est tous ce qui comptait pour lui.. Juste être important aux yeux des gens qu’il séduisait et accueillait entre ces bras.

« En dansant et transmettant leur parole tu leur rends hommages. »

Oui c’était cela l’important, les aimer eux et vouloir servir au mieux la cité qui les protégeais qui les avait élevé, Li n’avait jamais douté de la grandeur des dragons pas depuis qu’il les a vus… Pas depuis qu’il a entendus leur voix si sage. Non vraiment il n’aurait jamais pu continuer à en avoir peur.

« Hachi.. C’est mon compagnon depuis un an, c’est un de mes clients qui me l’a offert. Mais tu sais même si tu es tête en l’air un animal ne se laisser pas oublier, surtout un chien ou un chat. »

A la réponse du jeune homme, l’autre éclata de rire, alors pourquoi il s’inquiétait, sa réponse était vraiment parlant, ce jeune homme était fait pour cette vie, c’est tout.

« Alors tu n’as pas à t’en faire, tu feras un très bon Meihua »

Doucement il se pencha, posant un baiser sur le front du jeune homme, laissant sa bouche glisser sur sa joue, avant de s’attarder doucement sur ces lèvres. Les embrassant avec une certaine douceur plus pour rassurer son compagnon, que pour allumer un feu en lui.

Se redressant il se laissa aller à réfléchir.

« Et puis tu sais, il ne serais pas agréable d’être tous pareil. Ta maladresse peu charmé. »

Avec douceur les mains du plus vieux vinrent saisir celle de l’apprentis, les serrant doucement, il se sentait bien comme cela, avec le petit corps bien chaud contre le sien, et il n’avait aucune envie de bouger, pendant un instant il laissa le silence, s’installer, écoutant le chant des oiseaux et savourant se moment de calme, il aimait beaucoup les gens plus jeune que lui. Ho n’aller pas penser a mal, il aime juste prendre soin d’eux, et il ne lui viendrait jamais à l’idée de blesser l’un de ceux qu’il considère comme des enfants.

« J’ai une idée, mon apprenti a beaucoup de travail avec moi, cela te dirais de l’aider ? De m’accompagner des fois à sa place, qu’il puisse être un peu plus libre, je me sens des fois un peu coupable de lui prendre tout son temps. D’ailleurs j’aimerais qu’a partir d’aujourd’hui tu t’occupes d’Hachi, que tu le nourrisse et le brosse si je n’ai pas le temps»

Lâchant ces mains il les laissa remonter venant caresser ces cheveux les entortillant entre ces doigts, hum il les avait bien doux, il en prenait donc grand soin c’est parfait, il était long aussi.

« J’aimerais toucher ton visage tu permets ? »

Il fallait toujours demander certain ne supportait pas sentir ces doigts courir sur leurs traits, mais bon c’était la seule façon qu’il avait de connaitre une personne, de connaitre un visage. Et puis il adorait toucher les gens, sentir leur chaleur sous ces doigts.


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MessageSujet: Re: Au calme du ruisseau    Lun 11 Mar - 19:54


« Enchanté Li Qin ! »

Il sentait ses cheveux qui volaient dans l’air. Hyu passa une main dans ses cheveux pour les arrêter de voler. Ils s’emmêleraient sinon, et dieu sait qu’il souffrirait atrocement en se peignant. Rassemblant la masse rousse de cheveux d’un coter de son épaule droite la bloquant avec ses mains.

Il n’osait se plaindre du froid, après tout…C’était sa faute. Alors il regarda avec envie la fourrure que portait Li. Il enviait la chaleur qu’elle devait lui procurer. Il leva les yeux au ciel pour ne pas donner l’impression de le fixer, c’est alors qu’il sentit les bras du brun l’attirant contre lui, et la chaleur de la cape les entourant. Le plus jeune meihua fut surprit. Il se sentait un peu stupide, car malgré son handicape, le plus âgé avait dû sentir son manque de chaleur. Maintenant il passait pour un effronté, et un imbécile.

Il soupira de bien être, commençant à se réchauffer, mais c’était gênant…Pas d’être contre Li, non, les meihuas étant très proches les uns des autres, cela ne le choquait pas. Mais surtout de devoir occuper la moitié de la belle cape du brun.

« Oui, je ferai tout pour y arriver, surtout que les villageois aiment tellement voir les meihuas danser, j’aimerai leur faire plaisir aussi. »

Il pensait si souvent aux autres qu’a lui-même. Il avait toujours été ainsi, mais qui pensait à lui ? Ca, il ne s’était jamais poser la question, il en ignorait jusqu'à la réponse. Bien évidemment, le roux aimait qu’on s’occupe de lui, comme Li le faisait actuellement. Qu’on prenne soin un peu de lui, qu’on le console. Il avait bien des amis…mais n’osait jamais vraiment en parler. Surtout qu’ils le taquineraient encore en lui rappelant ses bourdes.

Rendre hommage aux dragons par la danse ? Il pencha la tête perturbé, c’était tout aussi vrai. Et il n’y avait pas pensé. Décidément, il sentait la différence de mentalité entre lui et Li, il sentait encore combien il était immature. N’était-ce pas normal ?

« Peu…peut-être….Oui…Je ne sais pas vraiment. »


Il fit un autre petit sourire, mais son regard était penseur. Il écouta Li lui parler de Hachi, il regarda alors la boule de poile en même temps. Il en profita pour se faire lécher la main par celui-ci. Qu’il aimait vraiment les animaux, il avait auparavant voulu un chien, enfant, mais sa mère ne supportait pas les poiles des animaux, vilaines allergies.

« Hachi ? Il est adorable en tout cas. Je voudrai tellement en avoir un…Je devrai y réfléchir dans ce cas. »

Puis il pourrait demander à un autre meihua de lui rappeler de le sortir, ce genre de choses. Il se demandait déjà quelle sorte de chien il pourrait prendre ? Un petit, quelque chose de mignon, comme lui, avec un sale caractère, comme….Lui…

« …Moi un bon Meihua ?...J’aimerai tellement vous croire Li Qin… »

Il parut dépité, d’une petite voix désespérée…Il avait encore tant de chemin à faire pour en être un.
Le roux laissa Li embrassé son front, puis sa joue….Mais quand il arriva aux lèvres, il fut encore une fois surprit. Oh pas que ça le complexe, enfin, un peu, mais surtout qu’il ne s’y attendait pas. Etrangement, cela eut le don de le soulager de sa peine. Ce n’était pas la première fois qu’un homme l’embrassait ça non, mais là, c’était tout à fait fraternel, alors que d’habitude, c’était plutôt sexuel. Ce qui n’était pas pour lui déplaire. Il n’était pas vraiment gêné quand il s’agissait de ce genre de choses, cela lui paraissait juste, tout à fait normal. Il était normal de se donner à un homme, s’en était même plaisant, tout comme il était normal pour lui, qu’un Meihua plus âgé prenne soin de lui ainsi.

Séduire ? Sa maladresse ? Il eut un petit rire :

« Je ne vois pas qui cela pourrait séduire, au contraire, je pense que les hommes préfèrent les Meihuas sûr d’eux, alors que moi…Je pense que au contraire…Cela doit fatiguer, de me voir faire des erreurs… »


Il laissa le plus âgé prendre ses mains. Il les lui réchauffait, cela lui faisait un bien fou, avec le froid qu’il avait ressentit tout à l’heure. Promit, il ne le refera plus deux fois, de rester dehors dans le froid si peu vêtu.

Quand Li Qin lui proposa de s’occuper d’Hachi, il fut tellement heureux. On lui faisait confiance ? Il n’avait pas peur ? C’était gratifiant pour lui d’enfin avoir la confiance de quelqu’un, qu’on lui demande de rendre service :

« Oh oui bien sûr…Mais…vous n’avez…Pas peur ? Enfin, je fais tellement de gaffes…Puis ça me ferait plaisir de vous aidez bien sûr ! Je suis ravi que vous me le proposiez. »


Il le regarda prendre ses cheveux…Il adore qu’on lui touche les cheveux, surtout la tête. Mais justement, le dos de la tête était un endroit qu’on pourrait qualifier de « point faible », mais cela plutôt quand il faisait l’amour avec d’autres hommes.

« Me toucher le visage ? Heum…Oui si vous voulez… »


Il comprenait. Après tout il était aveugle, alors c’était normal. C’était tout à fait compréhensif, et Hyuen guida même la main du brun contre ses petites joues rosées à la peau toute douce.

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MessageSujet: Re: Au calme du ruisseau    Mar 12 Mar - 13:40

Li-Qin Bei a écrit:
Au calme du ruisseau

« Rien n’est jamais facile. »

Et cela il le savait mieux que personne, son handicapes n’était pas adapter à ce monde, un monde plein de danger, mais grâce au dragon de la terre il pouvait presque se déplacer sans tomber. Pour cela il l’en remerciait. Mais il semblait que le jeune homme comprenne quand même la plus par des chose, un bon spectacle était ce qu’il pouvait faire de mieux, et transmettre les informations a ceux qui en avait besoin.

Enfin pour l’instant il voulait juste lui donner de quoi penser, et puis la suite dépendrais de l’autre c’est aussi simple que cela, il n’était pas un professeur mais il aimait penser qu’il pouvait être un mentor, un personne qui vous soutiens en silence, et surtout qui ne vous critique pas sans raison.. Quelqu’un de confiance quoi.

« Sache que je ne mens pas. Mais sache que certain homme aime protéger, que tu aille l’air sans défense séduit… Crois-moi. »

Oui il le savait bien, plus d’une fois il avait joué la carte de la fragilité, c’était juste une manière comme une autre de séduire ces semblables… Enfin les autres humains, et puis il aimait bien se faire choyer, et de sentir une présence protectrice contre lui, des fois il se sentait plus vieux, plus fatiguer que ces jeunes.

« Tu sais des fois ce n’est qu’apparence.. Ceux qui se montre les plus sur d’eux son peut-être plus fragile. »

Oui des fois il fallait jouer la comédie pour avoir quelque chose, et souvent les hommes était un mélange subtiles de force et de fragilité, que le jeune aveugle adorait ressentir, écouter.
S’il avait peur pour son chien, un rire amuser lui échappa…

« Ho si tu fais une bêtise il saura te le faire comprendre. Mon compagnon n’est pas un de ces minuscules chiens de salon qu’on peut casser facilement. Il me sert de guide et même de porteur des fois. D’ailleurs il sait parfaitement comment se faire comprendre quand il a faim. »

Un petit rire lui échappa en effet plus d’une fois le chien lui avait fait peur en laissant tomber son plat sur ces genoux ou à côté de ces pieds. Mais savoir que cela pouvait rendre quelqu’un heureux de s’occuper de son chien lui plaisait bien c’était quelque chose de simple et de facile, d’évident même.

Doucement le jeune homme laissa courir ces doigts sur le visage doux du jeune homme, une peau lisse et douce, encore un peu humide a cause des larmes, mais surtout froid. Bon il ferait mieux de rentrer, délicatement il laissa ces doigts courir doucement sur les nez, le dessinant, un bien joli petit nez. Qu’il s’amusa un instant a pincé, avant de passer sur ces lèvres qu’il passa doucement. Hum des lèvres a qui irais mieux un sourire qu’une moue boudeuse.

« Tu a un joli visage, bien dessiné et doux, c’est agréable de le toucher. »

D’un geste tendre il caressa la joue du jeune homme, avant d’enlever complétement sa cape pour enrouler le jeune homme dedans, le froid ne lui faisait pas peur, il l’avait bien connus à une époque et il savait y résister, se redressant doucement, il tendit la main à son compagnon.

« Si nous allions prendre un thé dans ma chambre ? »

Et n’allez pas croire à un sous-entendus, il voulait juste une bonne tasse de thé… ha mais… Ces pas presser il les reconnait.

« Hai… »

Un nouveau sourire lui échappa alors que son aide arrivait, portant son instrument dans les bras… Le souffle un peu court.

« Je vous ai ramené le Shamisen … Votre Guzheng n’a plus de corde désolé. »

Haussant les épaules le plus vieux caressa doucement les cheveux noir du jeune homme, prenant doucement l’instrument bien emballer dans ces mains, avant de le serrer contre lui, dieu qu’il aimait le poids de ces instruments, il se sentait toujours bien de juste caresser leur courbes.

« Ce n’est pas grave Hai. Tu dois déjà connaitre Hyuen ? Bien. Je lui ai proposé de m’aider quelque fois. »

Le plus jeune aux cheveux noir eu un sourire lumineux, il connaissait déjà l’autre, il aimait beaucoup le regarder danser, lui-même sachant a peine enchainer quelque pas … Oui parce que la danse n’était pas son dada, il préférait les livres, ou les pinceaux, il était vraiment douer pour dessiner mais pas pour la danse. Le sourire qu’il adressa au rouquin était lumineux.

« C’est vrai... C’est parfait… Est-ce qu’il pourrait vous aider cette après-midi, quelqu’un m’a demandé de lui faire un portrait et je voudrais avancer. »

Le jeune homme aux cheveux courts sautillait presque sur place, alors que le plus vieux viens doucement poser son instrument dans les mains du rouquin, laissant échapper un petit rire, posant sa main sur l’épaules du roux…

« ho bien sur si Hyuen n’a pas peur de tenir compagnie au jeune homme capricieux que je suis. »


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MessageSujet: Re: Au calme du ruisseau    Mer 13 Mar - 13:38


Les hommes aimaient les hommes fragiles. Hyuen devait l’avouer, plus d’une fois, ses clients avaient appréciés sa délicatesse et son air chétif. Mais dans un autre sens, cela voulait aussi dire qu’il était considéré comme une de ces fleurs délicates, que l’on ose à peine cueillir, il trouvait ça un peu rabaissant. Mais n’en dit rien, adressant un sourire à Li Qin, tout en le regardant de son air doux.

« Je pense, surtout dans une ville faite uniquement d’hommes. »


Il avait conscience de parfois être un substitue de femme. Quelle blessante image n’est-ce pas ? Mais après tout, c’était normal. Les femmes étant bannies de Meihua Chengshi, les hommes avaient bel et bien besoin de chaleur masculine, alors quand cette chaleur masculine avait le visage androgyne et les traits fins…C’était idéal pour combler le manque de femmes.

Il détestait cette idée même. Ressembler à une femme, mais il savait que c’était le cas…Bien évidemment cela lui permettait d’avoir des clients, mais il aurait préféré qu’on s’intéresse à lui pour sa musique, sa façon de parler…Et même pour sa maladresse.

Il était d’accord. Les hommes qui paraissaient de rien craindre, étaient les premiers à avoir de grandes faiblesses. Malgré sa fragilité, Hyuen pouvait avoir fort caractère parfois, ce qu’on ne lui aurait jamais soupçonné. Il poussa un petit rire en y pensant, hochant la tête approbateur :

« Oh oui c’est vrai, c’est une façon de cacher ses faiblesses, alors que nous n’avons pas peur de les montrer. »

Il regarda Li rire à sa phrase à propos de Hachi. C’est vrai qu’un chien réclame et sait se faire comprendre aux humains. Puis ce chien la était assez corpulent, comme le disait le brun.

« Il ne lui manque que la parole alors ! »

Il poussa un autre petit rire délicat, mettant sa main devant sa bouche pour rire, comme les jeunes femmes bien éduquées. Il avait toujours ces manies là, qu’on enseigne aux Meihuas afin d’en faire des hommes de bonnes éducation, face aux villageois et aux dragons.

Les doigts de Li se collèrent à son visage. Etrange sensation, jamais un homme, autrement que pour profiter de ses charmes, ne l’avait touché ainsi. Le jeune roux ne savait pas s’il devait fermer les yeux, et éviter de parler, ou continuer de normalement de faire des mimiques comme il le faisait habituellement. Lui qui avait un visage si expressif, rien qu’avec ses mimiques et ses moues, on pouvait exactement comprendre ce qu’il pensait, ressentait, ou même allait dire, un vrai livre ouvert à celui qui le regarde.

Il rougit un peu. A chaque fois qu’on lui disait ça, il se sentait un peu gêné. On lui disait assez souvent, mais pour quelqu’un qui manquait de confiance en lui, le compliment, le rendait mal à l’aise. On lui avait souvent dit déjà petit, il ressemblait tellement à sa mère, même visage, même cheveux roux, hormis les yeux, verts foncés, qui venaient de son père. Quand il pinça son nez, le roux sursauta, ne s’y attendant pas, et il poussa à nouveau un petit rire.

« Je vous…Remercie…C’est le minimum de ce que doit avoir un Meihua après tout. Enfin, c’est ce que je pense. Mais la beauté est loin de tout faire. »

Li enleva sa cape et lui passa autour des épaules. Hyuen ne savait comment réagir, il se sentait un peu gêné, il lui donnait sa cape sous un tel temps, il allait attraper froid par sa faute. Mais en même temps, qu’il était bon de pouvoir profiter d’un peu de chaleur. Il Frémit se réchauffant, la fourrure de la cape lui semblait si agréable !

« Je…Je vous remercie, mais je ne peux accepter que vous restiez dans le froid en me donnant ainsi votre cape ! Si vous attrapiez la mort, je m’en voudrai énormément…»

Il voulu la retirer pour lui redonner. Mais l’idée d’être encore sous le froid le paralysa. Si bien qu’il la garda, et si Li lui réclamait, il lui redonnerait de suite sans aucune hésitation, bien sûr.

Oh oui ! Prendre un thé au chaud ! Cette idée était si bonne ! Il voulu répondre. Mais un jeune garçon arriva. Un jeune brun. C’était surement le serviteur dont Li Qin lui avait parlé. Alors, il le contempla, son visage lui évoquant quelques souvenirs, lesquels étaient flous et il n’arrivait pas à se souvenir quand il avait bien pu le voir.
Le shamisen lui donnait envie. Rien que de voir l’instrument bien emballer dans son tissu de soie. Il avait l’envie d’en jouer.

« Oui…Vous me dites quelque chose… J’ai déjà dû vous croiser…Et si je peux être utile à Li Qin et à vous, j’en serai ravi. »

Le souvenir lui revint, ce garçon venait le regarder quand il s’entrainait en danse ! Comment avait il pu mettre autant de temps à s’en remémorer ?

« Oui, il n’y a pas de problème, je peux rester avec vous et vous tenir compagnie cette après midi, je n’ai ni client, ni obligations et j’ai répété la danse ce matin. Nous allons, aller boire le thé alors ? »

Il n’avait qu’une envie, resté au chaud, avec une bonne tasse de thé au jasmin qui lui réchaufferait ses petites mains.



(Tu peux continuer le rp dans ta chambre non?)
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MessageSujet: Re: Au calme du ruisseau    Ven 15 Mar - 12:37

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