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 Tous les chemins ne mènent pas à Rome. [PV]

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MessageSujet: Tous les chemins ne mènent pas à Rome. [PV]   Jeu 14 Mar - 0:04

    Tout n'était que de blanc. Un horizon pâle où dansaient quelques cristaux. Une brume vorace voilait la vision des toits fumants. Une matinée où on aurait pu prétendre voir errer des prétendus ancêtres dans les rues. Ainsi, l'ensemble fut d'un calme presque déplaisant. Même le marché n'avait su étaler ces milles produits à travers la place. Ce n'était plus qu'un endroit vide où couraient orphelins et vagabonds d'un autre monde. Un aboiement trancha les cris des gamins et l'orchestre s'éloigna petit à petit, laissant les rares passants sur leur faim. Il contempla ce qu'il restait, pas grande chose pour ainsi dire. Il aurait pu se reprocher d'être sorti. Nuls n'avaient jusqu'à là clamer le besoin de son intervention. Les jours lui semblait assez drôle. Parfois, la mer pouvait se montrer généreuse. Mais bien souvent, il était question de querelles. Si les dieux prétendaient la dompter, alors pourquoi subir un mauvais sort en innocente âme ? Que de prétexte pour excuser sa fébrile pensée.

    L'humidité caressa son visage pâle incliné sous une ombrelle de papier peint. Son extravagance, sa manie qu'il jugeait naturel, faisait de lui un fervent de l'ombre. Aucun rayon de soleil n'avait jusqu'à là l'heureuse surprise de tâchait sa peau. Si il appréciait le jour, il détestait l'auteur de ce miracle. Quel caprice pour cet enfant blanc comme la lune. Vêtu d'un yakuta de soie grise, ceinturé d'une bande sombre, brodée d'arabesque et d'un manteau blanc couvert d'hermine aux épaules, son élégance s'accordait avec le temps. On pourrait le croire invisible avec ce temps. Il croisa les bras, préoccupé de sa présence en ces lieux pauvres. Le flux vital s'était échappé de part et d'autre. Ryu ouvrit la marche. Son ombre sur ses talons, témoin de son état, donna la vision d'un individu tremblant.

    Il devait rejoindre son chez-lui. Le temps lui avait ôté ses sens et son instinct n'était pas du enviable avec ces murs de flou. Brume qui depuis, était devenue épaisse. Qui aurait cru que la beauté des mots pouvaient salir l'âme ? Il regarda la paume de ses mains, distrait dans son objectif. Faisant abstraction de la curiosité des dieux, il tenta de laver ses mains tâchées d'encre à l'un des quelques robinets de place. Ryu se sentit soudainement fiévreux, par son oubli. En effet, cette sortie n'était autre que le fruit d'une demande. Le jeune homme se rinça les mains une fois de plus avant de les secouer au-dessus du vide. L'ombrelle coincée entre son épaule et le creux de son cou délogea son peigne, libérant sa chevelure, autrefois soigneusement relevé. Agacé, il rangea le bijoux dans sa manche et entreprit de regarder autour de lui.

    "Par où dois-je aller..." Se murmura t-il.
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MessageSujet: Re: Tous les chemins ne mènent pas à Rome. [PV]   Ven 15 Mar - 11:57


Le réveil fut tôt pour lui. Il faisait presque encore nuit d’ailleurs, peut être était-il vers les cinq heures du matin.
Le jeune roux avait l’habitude de se lever aussi tôt, même s’il était encore difficile pour lui d’ouvrir les yeux à une telle heure. Mais aujourd’hui était un jour différent des autres. Il n’allait ni s’entrainer tout de suite à la danse, ni même assister les autres meihuas dans leur cérémonie aux dragons, du moins, plus tard dans la journée. Ce qui lui laissait quelques heures d’avances à faire ce qu’il voulait.

Revêtissent, un de ses somptueux kimono blanc et bleu, il parsema ses cheveux d’une barrette d’or avec un pendentif de jade. Aujourd’hui il n’attacherait pas tout de suite ses longs cheveux. A vrai dire, les avoir attacher le faisait souffrir, lui qui avait les cheveux fins, c’était une horreur de faire un chignon, car il fallait le serrer au possible près du crâne pour que celui-ci tienne. Parfois, cela lui donnait d’horribles maux de têtes, qu’il fallait cacher face aux clients et aux cours. Hyuen enfila autour de ses fragiles et fines épaules, une fourrure de lièvre, pour se tenir au chaud, du vent matinale, et du soleil encore trop couché pour apporter de la chaleur.
Il prit soin de faire le moins de bruit possible auprès de ceux qui dormaient encore, dans leur grand dortoir, assez luxueux, il faillait bien l’avouer. Prenant son petit sac, en soie précieuse et coûteuse, de bleu, brodé à l’effigie de la nature aquatique.

Se dirigeant sans avoir déjeuné vers la sortie, en faisant coulisser la porte, il enfila ses genka, petites sandales de bois, dont le cliquetis se fit entendre tout de suite après selon ses pas.
Il passa en cuisine, demandant au personnel s’il ne leur restait quelques bouts de pains et autres restes. Il remplit son sac avec ces aliments, puis partit au village.

C’était vers l’un des quartiers les plus pauvres qu’il se dirigea. C’était une fois par semaine qu’il faisait ça : donner les restes qu’il pouvait collecter aux plus pauvres. Cela faisait partit de qu’il appelait sa « tâche de Meihua », après tout, aider les villageois, était une des raisons pour laquelle il avait emprunté se chemin de fleurs et de rigueur. Bien évidemment, même si il faisait cela souvent, il ne le faisait jamais sans se perdre. Aujourd’hui ne fut pas une exception. Tournant en rond pendant près d’une demi-heure, avant de retrouver son chemin. Qu’est ce que cela pouvait le fatiguer bon dieu ! Même pas capable de se rappeler d’un chemin qu’il empruntait souvent…heureusement qu’il était seul, sinon ses amis se seraient encore une fois bien moqués de lui.

Posant son regard sur deux jeune hommes, qui étaient assis par terre, il s’approcha d’eux, avec son petit sac, remplit au maximum. Il s’abaissa vers eux, prenant soin de bien plier son kimono aux plis de ses jambes, pour que celui-ci ne touche pas terre et se salisse.

« Tenez, ce n’est pas grand-chose…Mais, je n’ai que cela hélas. »

Il leur tendit deux petits bouts de pain, que les enfants prirent en le remerciant. Souriant, il se releva, observant, autour de lui les rares habitants déjà dehors. C’était toujours ceux qui étaient le plus dans le besoin, ceux qui n’avaient presque pas d’abris.

Lui et ses « frères » essaient toujours de les aider le plus possible, c’était dans leur nature, et ici à Meihua Chengshi, régnait une solidarité que peu de village pouvait prétendre avoir.

Une fois sa quête réalisée. Il continua sa balade en ville. Regardant le soleil comme seul indicateur de l’heure qu’il pouvait être. Quel temps humide, lui qui n’avait pas d’ombrelle. Ses cheveux allaient bien finir par onduler à force. Il passa une main dans cette chevelure rousse, effectivement, ils avaient commencé à prendre la douce forme des vagues, et on pouvait sentir quelques gouttelettes d’eau dedans. Il lui faudrait prendre un bain, et changer d’habits avant de devoir partir aux temples des dragons.
Mais avant cela, il remarqua le marché, oh qu’il aimait faire le marché, il y trouvait toujours de fabuleux objets, qu’il adorait s’acheter. Mais vu le temps d’aujourd’hui, il y avait encore peu de monde.
Il regarda le ciel, trois heures avaient dues passées depuis son arrivée ici. Au moins.

Il remarqua un homme. Brun, qui se lavait les mains près du robinet.Ca lui donnait soif de marcher ainsi tiens ! Il s’approcha de lui, joignant ses mains pour pouvoir recueillir l’eau, puis buvant, d’une manière tout aussi élégante. Même si boire à un robinet, était loin d’être un geste très raffiné.
Ses yeux verts foncés, regardaient le jeune homme. Il l’entendit murmurer. Puis tourna la tête pour lui sourire :

« Vous êtes perdu ? »

Il regarda derrière eux, le village commençait à rassembler plus de monde, le monde commençant à s’activer à cette heure de la journée.

« Je ne suis guère plus douer…Je viens souvent ici, et…Je ne me rappel pour à nouveau, le chemin que je dois emprunter pour regagner la maison. »

Hyuen eut un petit rire, qu’il cacha avec la manche de son kimono. Mais intérieurement, il avait encore honte d’avoir faire preuve de si peu de sens de l’orientation.


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