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 Po-po Chen Feng_ Garde gaffeur_

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MessageSujet: Po-po Chen Feng_ Garde gaffeur_   Jeu 28 Mar - 15:57

AS (ante scriptum): J’espère ne pas avoir trop massacré le prédéfini. et désolé pour la longueur un peu excessive et la qualité assez hétérogène...

PO-PO CHEN FENG
NOM : Chen Feng
PRÉNOM : Po-Po
ÂGE : 23 ans
GROUPE : Gardes

TAILLE : 164 cm
POIDS : 53 kg

QUALITÉS : Volontaire, persévérant, dynamique, franc
DÉFAUTS : Irréfléchie, téméraire, gaffeur, borné, impulsif

AIME : L'action, se battre, rêver, son boulot, se dépasser, la ville, les gosses.
DÉTESTE : Ne rien faire, gaffer, perdre son temps, ne pas réussir à faire quelque chose, se faire devancer

BON À SAVOIR : C'est pas un mauvais gars, mais sa nature directe et son talent inné pour déclencher des catastrophes d'amplitudes variables font qu'il a tendance à ne pas se faire que des amis.

DESCRIPTION PHYSIQUE
Po-po est un jeune homme de vingt-trois ans, pas particulièrement grand et de constitution assez svelte pour quelqu'un qui a décidé de dédier sa vie au maniement des armes. Cela dit, il ne faut pas trop se fier à cette première impression qui pourrait vous amener à penser, à tord, que vous avez à faire là à quelqu'un de frêle et fragile. S'il n'a pas, il est vrai, une carrure impressionnante ou un corps bodybuildé qui ne pourrait être défavorable à sa crédibilité en tant que garde, il n'est pas pour autant totalement dépourvue de musculature. Celle-ci est bien plus ferme et puissante que ce qu'on pourrait croire au premier regard, même si elle reste taillée en finesse et en souplesse. Cela donne à son corps d'assez belles proportions en définitive, un torse délicat mais cependant harmonieusement sculpté, des membres longs et déliés, de petits pieds agiles, et de belles mains dont les doigts longs et fins aux ongles soigneusement coupés courts pourraient convenir à un artiste mais dont les cals des paumes trahissent l'affection pour le contact du pommeau de son katana.

Sa peau a été fortement halée par une longue exposition aux rayons du soleil depuis sa plus tendre enfance. Par conséquent elle n'est pas des plus douce ce qui ne l'empêche pas d'avoir un joli grain plutôt régulier d'une belle teinte dorée. Mais elle est parcourue d'un nombre certain de cicatrices, qui, si elles ne sont pour la plupart pas très impressionnantes, sont assez copieusement réparties sur l'ensemble de son corps. Que voulez-vous, quand on est du genre à jouer avec le feu... En parlant de feu, la plus remarquable d'entre elles est très certainement la vieille marque de brûlure qui s'étend sur toute la tranche de son avant bras gauche, souvenir cuisant d'une de ses innombrables bourdes juvéniles. En matière de marque notable, le bras droit doit très certainement jalouser son homologue senestre car lui-même ne se refuse pas sa petite fantaisie chromatique: une jolie tâche tantôt étendue et violacée, ensuite plus restreinte et jaunâtre ou encore moins voyante et formant d'inélégantes arabesques cramoisies, selon le stade de résorptions de l'hématome. C'est la résultante du fait qu'une fois de temps en temps, assez régulièrement en fait, quand il s’entraîne au tir à l'arc, il peut lui arriver de ne pas penser à verrouiller correctement son bras d'arc et, sa souplesse aidant, son coude se retrouve parfaitement à l'horizontal et en plein sur le trajet qu'emprunte la corde de l'arme. Si à part ça il ne se défend pas trop mal dans la pratique de cette discipline cette erreur récurrente lui arrive tout de même en général au moins une fois la semaine ce qui fait, la lésion bénigne en résultant étant tout de même assez profonde, qu'il est vraiment rare que cette marque ne soit pas visible sur son derme. Pour en terminer avec les signes un peu notables qui le caractérisent il est bon d'évoquer la marque de naissance couleur chocolat au lait qu'il a dans le bas du dos un peu au dessus de la fesse droite et qui pourrait ressembler à une carpe ondulant paresseusement.

Mais la plupart des choses qui vous ont été décrites jusque là ne sont généralement pas visibles, caché sous de longs et amples vêtements d'un tissu résistant mais cependant étudié pour ne pas gêner ses mouvements dans le feu de l'action. Ils sont noirs et se voient passer dessus une armure de métal légère, simplement constituée d'un corset composé d'écaille d'acier et descendant jusqu'au milieu des cuisses. Le but étant de protéger un minimum ses organes vitaux sans pour autant perdre trop de la célérité qui est son principal atout. Elle est retenue par le haut par des bandes de tissu qui lui passent au-dessus des épaules et au niveau de la taille par une ceinture de métal à laquelle il accroche les fourreaux de son katana et de son wakizashi. L'ensemble des bouts de métal susmentionnés sont de facture assez simple, sans fioriture, efficaces plus que décoratifs.

Ses cheveux sont lisses, noirs et épais. Il les portes longs, descendants jusqu'à ses reins, et en attache la moitié en un haut chignon recourbé. Quelques mèches plus courtes échappent à cette retenue et vienne souligne la courbe douce de son visage aux traits fins. Celui-ci à une jolie forme ovale et un front court, souligné par des sourcils sombres, droits et biens dessinés. Ses lèvres sont fines et délicatement teintées de vermeil, et c'est un petit nez court et bien droit qui les surmonte. Et enfin il y a ses yeux, c'est très certainement ce qui est le plus remarquable chez Po. Ce n'est pas leur forme un peu oblongue sommes toute banale, et moins encore leurs iris ébènes, qui font qu'on se souvient de son regard. C'est simplement ce regard en lui-même, l'expression qu'on peut y lire. Un regard franc et direct, qui ne masque rien de la nature profondément droite et honnête de ce jeune homme plein de bonne volonté... et de volonté tout court, d'une intensité telle qu'on se prend à penser que quelque soit le but derrière lequel son cœur soupire aucun obstacle, aussi titanesque fut-il, ne saurait le détourner.


DESCRIPTION PSYCHOLOGIQUE
Po-po est un jeune homme dynamique et fougueux qui ne sait pas rester en place plus de deux minutes. Quand il n'est pas en train de faire quelque chose il a l'impression de ne pas exister véritablement. C'est pourquoi il cherche constamment un moyen de se rendre utile et, pour cela, n'importe quel prétexte lui va. Inconsciemment, il doute beaucoup de ses capacités et de sa valeur et en agissant ainsi il cherche à montrer, aux autres comme à lui-même, qu'il est capable d'accomplir quelque chose et donc, qu'il vaut quelque chose. Malheureusement pour lui son zèle à tendance à se retourner contre lui. Il agit toujours de manière précipitée sans prendre la peine de réfléchir aux conséquences que peuvent avoir ses actes. Un peu comme s'il craignait qu'en ne se dépêchant pas d'agir il se fasse devancer et perde sa chance de prouver son mérite. Et cette mauvaise habitude a tendance à se solder par des résultats malencontreusement contreproductifs. En ne mâchant pas nos mots, on peut dire qu'il collectionne littéralement les bourdes. Il fait généralement les choses complètement de travers.

Pourtant, ce n'est vraiment pas de la mauvaise volonté. Il cherche sincèrement à donner le meilleur de lui-même afin que l'on soit fier de lui. Qu'il puisse être fier de lui. Au fond c'est vers l'excellence qu'il cherche à tendre. Par exemple, il fait montre d'une assiduité assez remarquable quand il s'agit d'améliorer sa maîtrise martiale, il dépense beaucoup de son temps libre à s’entraîner, que se soit au sabre, à l'arc ou sans arme, généralement seul et sans prendre compte du temps ou de la fatigue. Par conséquent il ne se débrouille pas trop mal quand il s'agit d'en découdre et une fois sa lame au clair c'est une véritable petite tornade qui se tient à sa place. Il faut dire qu'il aime se battre. Oh, il n'est pas particulièrement violent, il n'aime pas faire du mal aux autres ou quoi que se soit, c'est l'action de se battre en elle-même et les sensations qu'elle lui procure qui le font se sentir libre et vivant. Mais il ne faut pas croire que ses efforts s'arrêtent au seul art des échauffourées, bien que se soit le principal domaine dans lequel ils se révèlent finalement approximativement payants, il s'échine également briller dans son rapport aux autres. Il fait son possible pour se montrer sociable, souriant et attentionné. D'ailleurs il y met tant d'allant qu'on le trouve souvent trop bavard, un peu benêt et prodigieusement casse-pieds.

C'est également un type profondément honnête et droit, pour qui mentir ne semble même pas être une option envisageable. Le simple fait de devoir omettre sciemment une partie de la vérité le met mal à l'aise et il n'y a normalement pas à s'appeler Freud pour réussir sans trop de mal à lui faire cracher ce qu'il a sur le cœur. L'excès de franchise qui le caractérise aussi n'est pas sans lui causer quelques problèmes non plus, car couplé à son tempérament spontané, impulsif et irréfléchi, il le conduit souvent à vexer durement ses interlocuteurs. Lui-même n'est pas du genre à prendre ombrage de grand-chose, et les quelques fois ou cela arrive tout de même il ne se montre pas le moins du monde rancunier: boire un coup en riant de bon cœur avec un type qui lui a casser deux cotes la veille, qu'il lui a généreusement rendu avec un œil au beurre noir bien senti, pour quelques sombres histoires d'égos, lui semble tout à fait naturel.

Ce n'est cependant pas quelqu'un qui change d'idée à tout va; Tout au contraire en fait: il est même particulièrement tenace quand il se rentre quelque chose dans la tête. Et il est prêt à mettre tout en œuvre pour arriver à l'objectif qu'il s'est fixé à la condition que cela n'implique pas de se montrer déloyal ou de faire quoi que se soit de répréhensible. Il tient à arriver là ou il a décidé d'arriver et est prêt à prendre sur lui et à faire autant d'efforts que possibles nécessaires pour cela mais il ne conçoit même pas la possibilité de prendre des chemins de traverse qui l'empêcheraient de pouvoir encore se regarder en face. C'est un petit gars très courageux... à moins qu'il ne faille lui préférer le qualificatif d'intrépide... quand il n'est pas carrément téméraire... Toujours est-il que, quelque soit la manière dont on décide de le voir, c'est quelqu'un à qui rien ne semble faire peur et qui s'avance au devant du danger sans la moindre hésitation. Peut-être ne prend il simplement pas le temps d'estimer correctement les risques qu'il encoure, cela-dit il est encore là pour en prendre ce qui laisse supposer que le problème n'est pas aussi grave que ça. Peut être...


HISTOIRE
Dam et Hiên Chen Feng étaient d'honnêtes paysans s'étant établis à proximité de l'un des petits villages des alentours de Meihua Chengshi pour y cultiver la terre et y élever des poulets. On s'accordait souvent à dire que c'étaient des gens simples et sans histoire malgré le fait qu'au contraire il y avait une histoire cocasse sur leur compte que les vieux du bourg ne se lassaient pas de raconter. Ils se délectaient de rabâcher la manière dont ce grand dadais de Dam était venu de si loin, poussé par les extraordinaires récits qu'on lui avait fait sur la cité des Dragons, bravant toutes les recommandations qu'on avait pu lui faire contre ce voyage insensé, franchissant tout les obstacles que le monde avait pu dresser sur sa route... Tout cela pour se faire arrêter à un jet de pierres seulement de son but par la plus frêle des barrières que l'on puisse imaginer. Par la plus délicieuse des barrières à laquelle on puisse songer! Une femme dont le charme valait le plus insurmontable des cerbères. Comme morale, les anciens se plaisaient à conclure que cette histoire permettait de bien comprendre l'intelligence qu'avaient ceux qui décidaient de s'établir à Meihua Chengshi, et qu'il n'y avait pas que pour les Dragons que cela fonctionnait: "Qui que l'on soit, où que l'on soit, d'où que l'on vienne, les femmes rendaient les hommes idiots!" Quand elle avait entendu ça Hiên n'avait pu s'empêcher d'en rire et de répondre qu'au contraire elles avaient le pouvoir de transformer "les beaux idiots à la tête trop dure en hommes sages".

Mais nous ne sommes pas là pour parler de Dam et de Hiên, celui qui nous intéresse aujourd'hui est un être qui a fait son entrée dans la vie de ces gens un peu moins de deux ans après leur rencontre: leur fils. Ou plus exactement leur fils aîné, car, des fils, ce n'est pas ce qui allait manquer à ce couple. Celui-ci fit son apparition par une journée d'automne pluvieuse. Ce devait déjà être en ce temps là, un petit gars pressé car on jura, au village qu'on avait jamais vu un accouchement aussi rondement et facilement mené. Et c'était sans doute vrai vu qu'il avait fallut à l'enfant moins de temps pour s'extraire du corps de sa mère que celui que son père avait mit pour se rendre jusqu'au village et ramener avec lui les voisines qui s'étaient proposées pour aider au travail. Tout c'était passé avec facilité et au prix d'une douleur relativement faible eut égard à l'évènement dont il s'agissait et au final on pouvait dire que c'est presque tout seul que Po-po avait fait irruption chez les Chen Feng.

Ce bambin apprit à marcher assez tôt et, au grand dam de ses parents, à parler aussi. Il se révéla rapidement être un bout de choux particulièrement remuant sur lequel il fallait toujours garder un œil. Heureusement l'incessant babillage qui le suivait partout aidait grandement à cette tâche. Comme beaucoup d'enfant, Po-po était curieux, il s'intéressait à tout et s'émerveillait sur le moindre détail. Une des choses qui lui plut rapidement fut les travaux que réalisait son père. Et il ne devait pas avoir plus de dix-huit mois quand il décida de manière unilatérale et arbitraire que son aide était absolument indispensable dans ce domaine. Aussi entreprit-il de ne plus laisser son géniteur faire quoi que se fût sans l'avoir constamment dans les pattes. Ainsi on voyait toujours ce petit homme occupé à charrier d'immenses fagots d'une bonne grosse douzaine de brindilles pour aider son père à ramener du bois pour le feu, ou encore s'échiner à étêter toute les pâquerettes aillant le malheur de croiser sa route pour lui faire gagner un temps précieux dans le désherbage des soles de légume, ou en fait à effectuer toute sorte de tâches à la similaire importance capitale. Souvent il disait à sa mère qui le surveillait avec bienveillance: " Tu sais maman, sans moi papa arriverait pas à tout faire tout seul comme toi tu dois t'occuper de Yuu'". Yuu', de son nom complet Yuu Len, était la petite sœur de Po-po. Née seulement onze mois après lui, sa vie se résumait encore à gazouiller joyeusement dans les bras de sa mère en observant dubitativement les exploits de son fantastique grand frère. Celui-ci l'adorait profondément, quand il se sentait autorisé à faire une pause parce que son paternel en faisait une aussi, il prenait ce temps inutilisé pour transmettre tout le savoir que ses parents, ou ses voisins, avaient pu lui enseigner jusqu'alors avec une maladresse touchante qui faisait sourire Hiên.

Il prenait très à cœur son rôle d'aîné et, si jeune fut-il, se sentait responsable de sa cadette, ce qui parfois l'amenait à agir de manière à provoquer l'inquiétude de ses parents. Prenons pour illustrer cela le cas le plus remarquable qui revient encore aujourd'hui dans les papotages de quartier quand on veut relater une gentille anecdote. Cela était arrivé alors que Yuu Len devait avoir huit mois, elle s'était réveillée un matin aux prises avec une violente fièvre et quand Po-po avait demandé à la vieille dame du village qui était venue pour jouer les guérisseuses si on allait pouvoir la soigner, celle-ci avait répondu de manière simplifié pour que l'enfant comprenne: "Bien sûr! Il suffira de lui donner un remède à base d'une fleur pour que la fièvre tombe je pense." Il n'avait rien fallut de plus pour que le bout de chou s'échappe à l'insu de tous pour se précipiter jusqu'à une clairière des environs qu'il savait riche en fleur. Arrivé là-bas il avait été prit d'un doute: "Cela marcherait avec n'importe quelle fleur ou est-ce qu'il en fallait une en particulier?" Pour être sûr, il avait décidé de ramener tout ce qui lui avait était possible de porter et ce n'était que le soir venu qu'il était rentré chez lui en serrant fièrement contre lui un bouquet/tas de fleurs presque aussi gros que lui. Il avait retrouvé ses parents en train de se ronger les sangs après l'avoir cherché sans succès toute la journée. Sur le coup, il s'était vu vertement réprimandé par un instinct parental mis au supplice par sa soudaine disparition, mais on avait reconnu ensuite dans son entreprise une adorable attention. Et ce genre d'incidents était loin d'être rare, c'était sans contexte une mauvaise habitude que Po-po avait prit très tôt que celle qui le poussait à toujours vouloir en faire trop. En autre exemple que l'on peut citer qui avait, celui-ci, faillit avoir un dénouement bien plus dramatique, il y avait la fois où, quelques deux ans plus tard il manqua presque de noyer Sho Lun, son deuxième petit frère, en essayant de lui faire prendre son bain pour faire gagner du temps à leur mère. Mais arrêtons là les anecdotes de ce type ou nous risquons bien de nous trouver occuper ici pendant un long moment.

C'est quand il eut six ans que Po-po se rendit pour la première fois à Meihua Chengshi. L'un des voisins des Chen Feng allait une fois la semaine à la ville pour vendre à l'un des marchés qui s'y tenait la production dont les habitants du hameau voulaient se séparer. Il lui avait fallut presqu'un mois, à coup de "Et dit! J'peux y'aller? Dit, dit, dit!!!" ou de "Tu peux m'amener? Dit! S'te plait!!!" selon la personne à qui il s'adressait, mais le petit garçon avait finalement réussi à obtenir sa place dans ce fascinant voyage initiatique. Il n'avait presque pas prit la peine de regarder derrière lui tandis que les lieux qui lui étaient familiers s'éloignaient dans son dos. Il était bien trop impatient de voir apparaître les hautes murailles dont on lui avait si souvent parlées. Mais il avait dût prendre son mal en patience car la carriole qui l'acheminait jusqu'à ce but avançait... à sa propre allure, et il avait fallut faire avec. Mais une fois à destination il n'avait pas eut à être déçu de ce voyage. Il s'était émerveillé devant ces immenses tas de pierres lovés autours de la cité et était resté bouche bée face à l'activité foisonnante qui y était reine et à laquelle un môme habitué au calme de la campagne comme lui n'aurait pu réellement croire s'il ne l'avait pas vu de ses yeux. Mais curieusement, ce qui avait le plus attiré son attention était ces hommes armés qui surveillaient l'entrée de la cité et arpentaient ces rues. "Ils sont là pour protéger la ville." lui avait répondu le voisin quand il lui avait demandé de qui il s'agissait. "Est-ce que je pourrais avoir une épée aussi?" Avez rajouté l'enfant en recentrant la discussion sur sa principale préoccupation du moment. "Dans une autre vie peut être." C'est ce qu'il s'était vu répondre avec un gentil sourire et une main ébouriffant ses cheveux qui semblait vouloir demander Et sinon tu n'arrêtes jamais de jacasser toi?. L'un des accords qu'il avait passé avec ses parents quand ils l'avaient autorisé à participer à cette excursion était qu'il ne devait pas lâcher son accompagnateur d'une semelle une fois arrivé à Meihua Chengshi. Mais c'était bien mal connaitre Po-po que d'imaginer qu'il serait capable de tenir bien longtemps un tel engagement: il ne lui avait pas fallut plus d'une demi-heure pour trouver le courage de partir en vadrouille! Oh! Il ne s'était pas aventuré bien loin, restant dans les environs de la place où se tenait le marché. Il avait simplement profité de cette escapade pour jeter un coup d'œil aux ruelles des environs, pensant que cela ne ferait de mal à personne. C'était dans une de ces ruelles, curieusement presque déserte, qu'il avait rencontré un jeune garçon du même âge que lui, ou peut être à peine plus jeune. Celui-ci pleurait car son chaton était monté sur un avant-toit et qu'il n'arrivait plus à en redescendre. "Ne pleure pas, tu veux que j'aille le chercher pour toi?" Avait-t-il gentiment proposé. Quand il jouait près de chez lui il n'était pas rare qu'il s'amuse à grimper aux arbres ou autre, alors l'entreprise ne lui semblait pas le moins du monde insurmontable. Et effectivement la session d'escalade ne lui avait pas posé de bien lourdes difficultés. Les choses c'étaient par contre corsées quand il avait fallut redescendre. Une fois le chat dans les bras il n'avait plus était capable de retrouver les prises qui lui avait permis d'arriver jusque là. Il avait eut beau tâtonner, il était coincé! Heureusement quelqu'un était passé par là et avait prit la peine de venir les décrocher, lui et le chat. C'était un jeune garde qui s'était trouvé là par hasard et qui n'avait aucune raison de penser qu'un geste aussi anodin pouvait révéler une vocation. "Tu es un petit garçon courageux, mais tu devrais faire un peu plus attention à l'avenir. " avait-il fait remarquer au téméraire sauveteur de félidé improvisé avant de repartir vaquer à ses occupations.

Quand Po-po était finalement retourné auprès de celui qui l'avait accompagné en ville il s'était fait taper sur les doigts en récompense de sa petite fugue et une fois rentré chez lui ses parents en avaient remis une couche pour la forme. Une fois les séances de remontrances passées il avait beaucoup amusé tout le monde avec le récit de ses odysséennes aventures et sa nouvelle résolution: plus tard il voulait entrer dans la garde! Connaissant son tempérament, personne n'avait été vraiment surpris quand le lendemain il avait décrété qu'il fallait qu'il commence à s’entraîner. Personne n'y avait non plus rien trouvé à redire, car, s'il y avait une vérité à retenir avec Po', c'était que plus il avait d'excuse pour dépenser son énergie, plus il était facile à tenir le soir venu; et c'était un véritable luxe de pouvoir profiter de ce relatif répit. Ce qui avait été plus surprenant, c'est que cette lubie ne lui était pas passée en grandissant. Il avait continué à s’entraîner avec une impressionnante assiduité. Pendant un temps, les autres garçons du village étaient venus jouer à ça avec lui, mais ils avaient abandonnés la partie les uns après les autres. "C'est pas drôle! Tu prends ça trop au sérieux Po-po! C'est qu'un jeu!" La seule personne à avoir continué à se prêter à l'exercice une fois de temps en temps était la seule fille de la bande, l'aînée de ses petites sœurs, Yuu Len qui l'agaçait un peu à venir comme une touriste et à réussir à le dominer la plupart du temps. Mais cela ne l'avait pas découragé, au contraire cela l'avait même motivé encore plus et poussé à vouloir toujours se surpasser.

Cette fixation ne l'avait cependant pas le moins du monde éloigné de ce qu'il considérait comme son devoir envers sa famille et son rôle d'aîné. Il continuait à s'occuper de ses petits frères et petites sœurs dont le nombre s'accroissait régulièrement. L'entraînement n'était qu'une activité de plus à laquelle il s'adonnait quand il avait le temps. Il apportait toujours toute l'aide qu'il pouvait à ses parents dans les travaux de la terre et dans l'élevage et ne s'était jamais non plus départit de son immense talent à agir à coté de la plaque. En parlant de ça, je ne peux décemment pas ne pas vous relater l'affaire la plus remarquable qui lui arriva dans ce domaine d'activité. Cela était arrivé par une soirée d'automne où il avait fait s'allonger sa séance d'entraînement jusqu'après le couché du soleil. L'espace qu'il s'était approprié pour cette activité était une petite clairière non loin de chez lui qu'il partager avec une vieille bâtisse de bois que son père avait érigé bien des années auparavant, non sans l'aide évidemment d'un certain enfant âgé alors de quatre ou cinq ans, et qui abritait les poules de la famille. C'était de l'agitation dans ladite bâtisse qui avait tout déclenché ce jour-là. En entendant la volaille s'affoler, l'adolescent n'avait pas réfléchit un instant_ en même temps il aurait été étonnant qu'il se mette à ce genre d'activités justement à ce moment là_ et avait empoigné deux longues branches incandescentes dans le feu qui éclairait ses exercices et c'était précipité dans le poulailler. Là il avait constaté qu'une meute de chiens sauvages avait réussi à s'introduire dans le havre des poulets et avait commencé à joyeusement égorger ceux qui lui passaient sous la dent. Il les avait chassé à grand renfort de mouliné de branches enflammées dans le tourbillon des plumes des volatiles affolés. Ce n'était qu'après avoir prit le temps de suivre d'un regard satisfait la fuite des bestiales assaillants qu'il s'était retourné pour constater que... se battre à coup de bâtons ignés dans un espace clos remplis de paille bien sèche n'était peut-être pas l'idée du siècle. Paniqué, il avait tenté d'étouffer le départ de feu... en le frappant avec les armes susmentionnées; ce qui curieusement n'avait pas eut un résultat particulièrement probant. Voyant qu'il ne pouvait rien faire pour l'incendie, il c'était finalement décidé à faire fuir les bestioles qui ne s'étaient pas encore rependu hors du poulailler avant qu'elles ne soient précocement rôties. Après quoi, il avait entreprit de sauver autant d'œuf qu'il le pouvait avant que le bâtiment ne soit totalement impraticable. Il en était à sa sixième brassé quand la fragile architecture s'était effondrée, le brulant légèrement et lui faisant perdre presque tout le bénéfice de son dernier voyage de sauvetage. Le reste de la famille, alerté par le rougeoiement que l'incendie projeté sur les nuages, était arrivé à ce moment là et n'avait rien pu faire d'autre que constater les dégâts. Po-po n'avait pas échappé aux usuelles remontées de bretelles de la part d'un Dam excédé qui commençait vraiment à se demander ce que l'on pourrait faire d'un fils aussi talentueux dans l'art de déclencher des catastrophes... On avait dût trouver une solution de fortune pour abriter les poules le temps de reconstruire l'abri et les choses c'étaient petit à petit tassées, sans que l'on ne cesse jamais vraiment de parler de l'incident cependant.

Po-po avait quitté son village natal deux ans après ça, à l'âge de seize ans. Il avait bien l'intention de réaliser son rêve d'intégrer la garde de Meihua Chengshi, et, se faisant, il comptait pouvoir prouver à tout le monde qu'il valait quelque chose finalement. Quand il avait parlé de ce projet à son père celui-ci s'y était fermement opposé. L'altercation s'était déroulée comme suit:
" Il est hors de question de tu partes de la maison! Je veux que tu restes t'occuper de la ferme et que tu en hérites après ma mort!"
"Mais... Tu n'a jamais laisser entendre que tu voulais que qui que se soit te succèdes... et puis Sho Lun se débrouillera bien mieux que moi pour ça! C'est ce qu'il a toujours voulu faire!"
"C'est toi, l'aîné! C'est ton rôle, pas celui de Sho Lun!"
"Mais... Que veux-tu que je puisse faire ici? Tout le monde me prend pour un incapable!"
"Et que compte tu faire là-bas! A part passer pour un sombre crétin même pas en mesure de prendre deux décisions judicieuses de suite! Ici au moins, les gens te connaissent, ils seront indulgents!"

Ces paroles avaient frappé Po-po plus durement que des coups de poignard. C'était donc là ce que son père pensait de lui? Il n'avait rien rajouté à cela. Sonné, il avait tourné les talons pour se diriger vers la porte.
"Si tu franchis ce seuil considère que tu n'es plus mon fils. Inutile de revenir!"
Po-po avait marqué un temps d'arrêt. N'importe lequel des autres enfants de Dam et Hiên, à part peut être Yuu Len qui était d'un naturel provocant, aurait surement cédé à cette menace. Mais Po-po était une authentique tête de mule. Il avait fait un pas de plus et avait quitté la maison sans un regard de plus vers l'arrière. Sa mère l'avait rattrapé au détour d'un virage quelques minutes plus tard.
"Toi aussi tu veux me retenir? C'est trop tard, papa m'a déjà chassé!" Avait-il grogné sur un ton virulent qui ne lui ressemblait pas.
Hiên avait sourit en réinstallant contre sa hanche le petit Miu, le dernier né des frères de Po-po qu'elle portait au bras.
"Je sais. J'ai tout entendu. Et je te connais suffisamment pour savoir qu'il est inutile de vouloir te retenir. Tu as la tête aussi dure que lui! Si ce n'est plus! "
Comme c'était souvent le cas quand Hiên parlait, Po-po s'était immédiatement senti rasséréné. Il avait souri à son tour.
"C'est peut être pas faux..."
La mère c'était rapprochée de son enfant pour lui toucher gentiment la joue.
"Po-po... Ne... N'en veut pas trop à ton père s'il te plait. Il ne sait exprimer ce qu'il ressent correctement mais dans le fond il a seulement peur à l'idée de voir son petit agneau marcher seul au devant des loups."
"Je suis pas un agneau, M'man!"
"Pour nous, tu seras toujours notre petit agneau maladroit et ingénue. Tu ne peux rien changer à ça. Mais j'ai confiance en toi. Tu peux aller beaucoup plus loin qu'on ne le pense!"
"Hum... Qu'est-ce que je peux faire?"
" Ne te ronges pas les sangs avec se genre de question pour l'instant. Je te fais confiance, un jour tu rencontreras une gentille fille qui t'apprendra à te servir de ta tête, et il sera temps de songer à cela. Exactement comme c'est arrivé à ton père. D'ici là, contente toi de suivre le chemin que te dicte ton cœur."

Po-po n'avait rien rajouté. Il avait déposé un baisé sur chacune des joues de sa mère avant de se pencher pour en rajouter un troisième sur le front de son petit frère.
"Ne grandis pas trop vite toi." Lui avait-il soufflé tendrement avant de se détourner pour suivre la route qui le mènerais à Meihua Chengshi. Il ne voulait pas que sa mère le voit pleurer.

Il était arrivé à la ville cet après-midi là et avait fait toute les démarches nécessaires pour s'y installer. Ce n'était que le lendemain matin, aux aurores, qu'il s'était présenté devant le recruteur de la garde. Celui-ci ne devait pas être mieux luné que ce qui était possible car le jeune homme se fit fermement rabrouer. "T'as pas le profil gamin. Retourne jouer dans les jupes de ta mère et laisse les grands travailler." Si Po-po avait battu en retraite sur le moment, il n'avait clairement pas l'intention d'abandonner la guerre aussi facilement. Les jours suivants il y était infailliblement retourné dès la première heure pour demander qu'on lui laisse sa chance. Mais la personne qui s'occupait des incorporations dans la garde devait l'avoir prit en grippe car la réponse qu'on lui donnait été toujours la même. Pour pouvoir ce débrouiller en ville pendant ce temps, l'ancien paysan se faisait embaucher quand il le pouvait par des commerçants du cru cherchant une main d'œuvre occasionnelle pour quelques tâche de manutentions, pour servir de coursier ou autre. Dans tout les cas il n'avait absolument aucune intention de lâcher son affaire. Mais en face de lui, son adversaire se montrait intraitable. Jusqu'au jour où...
"Ca fait plus d'une semaine que je le vois camper ici à chaque fois que je passe. Le môme à l'air de savoir ce qu'il veut. Laisse-le au moins montrer ce qu'il a dans le ventre." Un autre garde avait finit par intercéder en sa faveur.
"Pourquoi perdre mon temps avec ça! Je connais la catégorie, ça joue les bons petits soldats et ça vous lèche les bottes à qui mieux-mieux, mais dès qu'on demande quelque chose d'un peu pénible ça se met à chougner et y'a plus personne. Alors c'est pas la peine!"
"Tu préfères que je perde mon temps à ta place?"
"Fait comme tu veux!"

Le nouvel intervenant avait demandé à Po-po de le suivre pour voir ce qu'il était capable de faire avec une épée. Il aurait bien sur pu l'écraser en moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire s'il l'avait voulu, mais il s'était montré bon joueur et avait laissé au plus jeune l'occasion de montrer à quel niveau se trouvait ses capacités. "Ton style est parfois assez aberrant, mais tu as du potentiel. Je pense qu'on peut faire quelque chose de toi si tu es prêt à faire des efforts."

C'était grâce à cet homme que Po-po pu finalement intégrer l'illustre institution qu'était la garde de Meihua Chengshi. Il mit toute la bonne volonté dont il était capable pour se montrer à la hauteur de la confiance qu'il lui accordait en appuyant sa candidature. Et même un peu trop d'ailleurs car ce ne fut pas parce qu'il avait changé de lieu de résidence qu'il sut ce départir des problèmes engendrés par ces excès de zèle constants. Et les bourdes dont il semblait avoir le secret de fabrication déménagèrent avec lui de son village natal à sa ville d'adoption. Il faut d'ailleurs noter qu'une bonne partie du temps que le jeune homme a passé depuis son arrivée en ville c'est vu occupé par les corvées auxquelles il a eut le droit en remerciement de ces gaffes incessantes. Mais relativisons, il ne s'est pas vraiment surpassé dans ce domaine au cours des sept ans qui se sont écoulés depuis son entrée dans la garde. Vous voulez une preuve? La ville tient encore debout non? Alors de quoi vous vous plaignez!

Il n'est pas retourné chez ses parents depuis tout ce temps. Tenant à avoir derrière lui de quoi vraiment pouvoir les rendre fiers avant de se présenter devant eux. Aussi son évolution en sept ans du stade de trouffion de bas niveau à celui de trouffion moyen ne lui apparait pas correspondre à cet attente. Et, aussi surprenant que cela puisse paraitre, sa carrière semble un peu au point mort depuis un certain temps. Je me demande bien pourquoi?


Dernière édition par Po-po Chen Feng le Ven 29 Mar - 16:00, édité 1 fois
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Dewei Lang
MessageSujet: Re: Po-po Chen Feng_ Garde gaffeur_   Ven 29 Mar - 10:25

Oh làlà !♥
Bienvenue !

Laisse moi te dire que tu as parfaitement bien intégré mon petit Po-Po et j'adore vraiment ton histoire ! Tu écris très bien ne te fais pas de soucis là dessus !

Il ne me manque qu'une chose pour te valider la catégorie : "Bon à savoir" dans la première case. (Tu mets dedans des petits détails ou un très court résumé de ton perso ou autre). Sinon tout est parfait !


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Dewei Lang
MessageSujet: Re: Po-po Chen Feng_ Garde gaffeur_   Ven 29 Mar - 16:10



FÉLICITATIONS !


Tu es validé !


Tu peux dès à présent aller recenser ton avatar, faire ta fiche de lien et de demandes de rp, et commencer à faire tes rp !
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Amuse toi bien parmi nous.





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